Depuis 1959 (c’est-à-dire depuis que le
Dalaï-lama n’est plus au Tibet), les médias ont systématiquement noirci
la Chine et mystifié le Tibet et le Dalaï-lama, de sorte que,
actuellement, après 50 ans de matraquage médiatique, la très grande
majorité (pour ne pas dire la quasi totalité) des intellectuels
occidentaux choisissent pour le Tibet, donc contre la Chine.
Pour arriver à ce résultat mirobolant, les médias se sont servis de
l’histoire pathétique du Dalaï-lama, une histoire émouvante et remuant
nos archétypes les plus profonds : l’histoire d’un roi-dieu, un
roi-père, destitué de son trône par des traîtres pervers, chassé de son
territoire par des démons rouges à queue fourchue, et " exilé par la
force des armes ", précisent les médias. Alors qu’on sait fort bien
maintenant que cet exil a été choisi par le Dalaï-lama, en accord avec
l’aristocratie tibétaine, les laïcs et le clergé réunis. On sait fort
bien que sa fuite a été organisée, préparée et financée par les
Etats-Unis. Plusieurs ouvrages ont été écrit à ce sujet, non pas des
ouvrages chinois, mais des ouvrages rédigés aux Etats-Unis, au Canada,
en Angleterre, entre autre par les ex-agents de la CIA qui ont
commandité la fuite du Dalaï-lama, des grands lamas et de
l’aristocratie tibétaine, ces mêmes agents présents au Sikkim pour
organiser la résistance tibétaine. Ces livres rendent public les
mensonges médiatiques à propos du Tibet, dont le plus tenace est le "
1,2 millions de morts tibétains à cause de l’occupation chinoise ",
chiffre qui a été démenti parce que, statistiquement et
démographiquement, il ne tient pas la route. Ces livres rendent aussi
public le soutien des Etats-Unis au Dalaï-lama et au Tibet, dès avant
’59 : une dépêche du ministère des affaires étrangères des Etats-Unis
note en 1956 que " le Tibet doit devenir le bastion de notre lutte
contre le communisme en Asie ". Cette petite note exprime clairement
que le Tibet et son représentant le plus célèbre ont été choisis pour
servir de pions dans la guerre froide menée par les Etats-Unis,
principalement contre le communisme en Chine. Une telle vision
étasunienne, pragmatique et futuriste à la fois, explique la présence
de le CIA au Sikkim dès le milieu des années ’50. Elle explique aussi
le soutien financier dont ont joui les communautés tibétaines dès leur
exil (1,7 million $/an pendant les années ’60) et le Dalaï-lama à la
même époque (186.000 $/an), sans parler du soutien logistique octroyé
aux mouvements pour l’indépendance du Tibet. On pourrait penser qu’avec
le temps, ces financements se sont étiolés, mais il n’en est rien, ils
se poursuivent de plus belle quoique sous l’auspice d’association aux
noms plus ronflant que la " CIA ". C’est ainsi que les communautés
tibétaines perçoivent aujourd’hui 2 millions $/an du " National
Endowment for Democraty " (organisation étasunienne au-delà de tous
soupçons !), à quoi il faut ajouter les nombreuses facilités dont
jouissent les tibétains en exil, ainsi que les financements de la part
de grands trusts internationaux.