Bouddhisme & homosexualité
Vous
me faites rire ceux qui critique les homosexuels sont automatiquement
étiqueté d'homophobe. Meme si ils nuancent leur propos et tentent de
pas genéralisé
Donc si l'homsexualité n'est pas une déviance sexuelle je me demande c'Est quoi la pédophilie ?
Un jeu de carte ?
Les
gays ont le droit d'etre gay et de faire ce bon leur semble, Certains
ont aussi le droit de ne pas les accepter dans leur groupe.
C'est
comme si tu créerait un groupe pour jeune et qu'un adulte veut en faire
parti. C'Est de la discrimination de lui dire non a cause de son age ?
Quand on est different on accepte ces differences. Par la suite les autres vont nous accepté.
C'Est
comme quand le vatican a fait l'appel pour qu'on empeche les homosexuel
de se marier. C'est tout a fait légitime. Quand on crée une chose pour
un groupe c'est pas pour exclure l'autre groupe. C'est un peu comme si
on dirais que les garderies discrime parce qu'elles acceptent pas de
garder les adultes. Les garderies ont été créé pour les enfants comme
le mariage a été créé pour solidifier l'union d'un homme et d'une
femme.
Mais les gays, qui sont different des
heteros mais ne veulent l'admettre, se voient discriminé parce que le
mariage ne les inclus pas. Je vois en cette requette, le fait que les
homosexuels ne s'acceptent pas eux meme. Ils ont besoin d'etre comme
tout le monde mais le probleme c'Est que meme les heteros ne sont pas
comme tout le monde. Tout le monde est different et c'Est tant mieux.
Un handiapé n'est pas comme tout le monde et il est traité differement, est-ce discriminatoire ?
Pour les laïcs
On ne trouve pas de texte bouddhiste condamnant l'homosexualité. Le bouddhisme conseille une conduite sexuelle éthique. Le troisième des cinq préceptes (pañca-sila) concerne l'abstention de toute mauvaise conduite sexuelle
et plus généralement de garder la maîtrise des sens (en pali, langue
des textes Theravada: « Kamesu micchacara veramani sikkhapadam
samadiyami », qui peut également s'appliquer aux plaisirs des sens).
Les cinq préceptes sont des règles de base pour la vie des hommes et
femmes laïcs ayant pris refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha
(voir: bouddhisme).
L'homosexualité n'est donc pas (clairement) blâmée, la « conduite
sexuelle éthique » dépend du point de vue et de la définition qu'en
donne chaque individu.
Dans les huit préceptes
(attha-sila), le troisième est étendu à une interdiction complète de
toute activité sexuelle. Les huit préceptes sont appliqués certains
jours du calendrier lunaire pour suivre des pratiques méditatives
intenses.
Pour les moines
Le seul domaine où le
bouddhisme aborde directement la question des pratiques sexuelles est
celui des règles monastiques, qui concernent les bonzes, hommes et femmes, mais pas les adeptes laïcs
: « Si un moine pratique l'acte sexuel dans ce passage (l'anus), même
si la pénétration ne dépasse pas la taille d'un grain de sésame, il est
coupable d'une faute » (Samantapâsâdika).
Le point de vue du Dalaï Lama
Le XIVe Dalaï Lama
a récemment déclaré que le bouddhisme ne tolérait pas l'homosexualité.
Ce point de vue est repris dans plusieurs interviews (ex : lepoint.fr) en parlant de l'homosexualité le dalaï lama déclare:
Cela
fait partie de ce que nous, les bouddhistes, appelons « une mauvaise
conduite sexuelle ». Les organes sexuels ont été créés pour la
reproduction entre l'élément masculin et l'élément féminin et tout ce
qui en dévie n'est pas acceptable d'un point de vue bouddhiste[..]
Cette déclaration a beaucoup étonné et est sujette à plusieurs critiques au sein de la communauté bouddhiste.
Notons
tout d'abord que le Dalaï Lama expose son point de vue de principal
chef religieux du bouddhisme tibétain, qui n'engage pas d'autres
communautés bouddhistes. Il n'est pas établi que d'autres grandes
figures ou chefs de lignées, même du bouddhisme tibétain, tel que le Karmapa, approuvent cette déclaration. Il n'y a pas, faut-il le rappeler, de clergé
hiérarchisé dans le bouddhisme. Si l'actuel Dalaï Lama est généralement
extrêmement respecté par les diverses communautés bouddhistes, c'est
plus pour ses connaissances et le niveau de sa pratique spirituelle,
que pour son titre.
Le Dalaï Lama expose généralement à
l'intention du public une interprétation de la doctrine bouddhiste
toute de tolérance. En cette occasion, il donne une interprétation du
troisième précepte appliquée à l'homosexualité, dans la mesure où, il
le dit, cette sexualité n'a pas pour objet la reproduction. C'est donc
qu'elle est toute tournée vers le plaisir des sens, et contrevient
alors au troisième précepte.
Le XIVe
Dalaï Lama est cependant connu pour soutenir la lutte contre toutes les
discriminations, y compris pour motif d'orientation sexuelle, et pour
des droits égaux pour les homosexuels. Il a par ailleurs également
déclaré ne pas condamner l'homosexualité si elle est vécue sans
violence ni contrainte, c'est-à-dire entre personnes consentantes, et,
sous-entendu, dans le respect de l'autre. Il n'y a jamais eu non plus
trace de condamnation de la population homosexuelle en tant que telle
dans ses propos. Par contre, il rejette l'apologie du sexe et d'un mode
de vie tourné vers l'assouvissement des plaisirs des sens des sociétés
occidentales, ce qui est parfaitement compréhensible du point de vue du
troisième précepte.
Sociétés bouddhistes
Si le Dalaï
Lama, et la doctrine bouddhiste, sont généralement très tolérants, cela
n'est pas forcément le cas des sociétés imprégnées par le bouddhisme,
qui sont souvent des sociétés « traditionnelles ». L'interprétation du
troisième précepte peut ainsi être plus ou moins tolérante selon les
lieux, les époques, et les écoles du bouddhisme.
Actuellement
l'homosexualité (c'est-à-dire la pratique de la sodomie) est interdite
au Sri Lanka et en Birmanie. Cependant, ces lois répressives auraient
été introduites par les colonisateurs britanniques. Et en effet, la
Thaïlande, ainsi que le Vietnam, ne connaissent pas de telles
interdictions: la Thaïlande n'a jamais été colonisée et le Vietnam l'a
été par la France. La population vietnamienne dans son ensemble semble
condamner l'homosexualité, mais sans demander de sanctions. Il semble
également que le gouvernement la condamne, et pourrait aller jusqu'à
engager des poursuite pour 'conduite immorale' par exemple, mais
seulement dans les cas extrêmes de comportements provocateurs. Par
exemple, nous connaissons quelques cas de mariages homosexuels qui ont
été annulés. Cependant, le simple fait que ces mariages aient seulement
eu lieu en dit long sur la tolérance dont jouissent les homosexuels
(des deux sexes).
Il semble que le laisser-faire et
éventuellement la moquerie soient la règle de conduite de la population
pour un acte par ailleurs généralement désapprouvé dans les pays
fortement influencés par le bouddhisme. Historiquement, il n'y a jamais
aurait jamais eu de persécution des homosexuels dans ces pays.
Interprétation dans le Bouddhisme Theravada
ce
qu'écrit A. L. De Silva dans Buddhanet, , nous pouvons en déduire qu'il
doit être jugé de la même manière que l'hétérosexualité. Et en effet il
semble que ce soit la raison pour laquelle cela n'est pas mentionné. Le
cas de l'homme et de la femme laïcs où il y a consentement mutuel, où
l'adultère n'est pas impliqué et où l'acte sexuel est une expression de
l'amour, du respect, de la fidélité et de la chaleur humaine, ne
contredit pas le troisième précepte. Et c'est pareil quand les deux
personnes sont du même genre. De même la promiscuité, la débauche et la
négligence pour les sentiments d'autrui rendraient un acte sexuel
incorrect qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel. Tous les principes par
lesquels nous avons l'habitude d'évaluer un rapport hétérosexuel
permettent également d'évaluer un acte homosexuel. Dans le bouddhisme
nous pourrions dire que ce n'est pas l'objet de son désir sexuel qui
détermine si un acte sexuel est incorrect ou pas, mais plutôt la
qualité des émotions et des intentions impliquées. ».
Conclusion
Par
le troisième précepte le bouddhiste a un discours moralisant modéré sur
la sexualité en général, mais il laisse une large part à
l'interprétation concernant l'homosexualité. En tout état de cause,
celle-ci n'est condamnée par aucun texte, à l'exception des règles
monastiques. Selon les textes, il semble que l'homosexualité puisse
être jugée de la même manière que l'hétérosexualité. Dans les faits,
les populations et les législations nationales sont généralement
réprobatrices mais tolérantes, à l'exception des pays colonisés ayant
conservé les législations héritées de l'empire britannique.
Est-ce que l'avortement est aussi violence ?
Tout
à fait, et il vaut mieux l'éviter. Par contre, je suis pour les
méthodes de contrôle de naissance : la pilule, ou le préservatif (le
Dalaï-Lama couvre son index d'un pan de sa robe rouge et éclate de
rire) !
Votre Sainteté, que pensez-vous de l'homosexualité ?
Cela
fait partie de ce que nous les bouddhistes appelons " une mauvaise
conduite sexuelle " (pause)...Les organes sexuels ont été créés pour la
reproduction entre l'élément masculin et l'élément féminin - et tout ce
qui en dévie n'est pas acceptable d'un point de vue bouddhiste. (Il
énumère des doigts) : entre un homme et un homme, une femme et une
autre femme, dans la bouche, l'anus, ou même en utilisant la main (le
DL mime le geste de masturbation)...
Vous partagez donc ce point de vue avec la chrétienté ?
Nous
partageons beaucoup plus que cela : la même philosophie d'amour du
prochain, l'aspiration à élever l'être humain au-dessus de ses vices,
la compassion et le pardon...Toutes les grandes religions ont le même
but... Maintenant, il est vrai que le bouddhisme diffère quelque peu de
la chrétienté : nous croyons en un nombre infini de vies - et vous
pensez qu'il y en a une seule ; vous estimez qu'il y a un Créateur - et
nous non ; vous croyez au libre arbitre - et nous ne jurons que par le
karma...